| Des chantiers
collectifs, pour qui ? |
Ils s'adressent à tout organisme
public ou privé :
collectivités locales, associations, écoles, ONG, familles,
groupes constitués.
Les groupes sont composés d'un maximum de 30 personnes enfants
et (ou) adultes de 11 à 77 ans et plus, ainsi que les personnes
handicapées avec motricité des bras.
Les chantiers collectifs se déroulent en général
sur une semaine du dimanche au dimanche ajustable en fonction des
groupes. |
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| Déroulement
et pédagogie |
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Accueil des participants sur le chantier :
Deux groupes de 15 personnes sont constitués, ils travailleront
en alternance le matin et l'après-midi.
La première phase consiste à bander les yeux des participants
et à leur proposer un jeu tactile autour du tronc d'arbre.
"Touchez, sentez, promenez-vous avec vos mains, imaginez, doucement,
prenez le temps."
Ensuite, nous les prenons par la main, les yeux toujours bandés,
et nous allons les asseoir autour d'une table.
Ils reçoivent alors une feuille de papier et un crayon et nous
leur demandons de dessiner ce qu'ils ont vu a l'intérieur d'eux
même.
Suite a la première réaction d'incrédulité,
nous voyons des sourcils qui pétillent et des sourires malins
éclairer les visages..
Ils dessinent.
L'étude des dessins, qu'il faut considérer à
partir de maintenant comme des "mots", vont permettre d'écrire
la phrase allégorique de la pensée du groupe.
Les thèmes sont classés par familles : les spirales avec
les escargots, les crocodiles avec les brontosaures, les escaliers avec
les toboggans
Une fois cette tâche achevée, commence la création
du dessin de la sculpture.
Nous savons suite à cela ce que sera l'hydre mythique du quartier,
du village, du groupe.
A midi piquenique sous la tente abris.
Reprise du travail.
L'après-midi est consacré à l'écorçage
du tronc.
Première prise de contact avec les outils, maillets et ciseaux
a bois.
Nous enlevons la couverture du grand livre.
Après le départ du groupe, mon assistant et moi-même
terminons l'écorçage de l'arbre.
De la deuxième journée
a la fin de la semaine:
Quand le groupe de sculpteur en herbe arrive sur le chantier,
le tronc est écorcé et le dessin tracé sur l'aubier
blanc.
Nous distribuons à chacun une paire de boules quies ainsi que
des lunettes de protection.
A partir de cet instant débute un ballet de tronçonneuses.
Ils voient petit a petit les volumes se mettre en place.
Ils sont invités à attraper les morceaux pour les disposer
en un grand cercle autour de la sculpture, avec une ouverture à
chaque point cardinal.
Premier geste, premier rythme.
Apprentissage à la manipulation des outils, gouge, maillet, gestuelle
différente du ciseau à bois : le ciseau soulève
l'écorce, la gouge mange le bois, comme une cuillère.
La deuxième approche consiste à casser les arrêtes
laissées par les coupes mécaniques.
Quand le geste est bien installé et que chacun papote
avec son voisin, exité par le jeu; je les interromps, en leur
disant : "taisez-vous s'il vous plait, mais continuez a communiquer...
"
Ouverture a l'écoute du caquètement des cloches de bois
que constitue la frappe du maillet sur la gouge au fur et à mesure
qu'elle pénètre dans le bois, telle une parole qui raconte
une histoire.
A la suite de quoi je prends le tambour pour une leçon de réponses
rythmiques, dialogue entre la peau et le bois.
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| Ma
démarche |
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Dans ce cas précis ma démarche
consiste à remettre l'individu en situation d'autocréation,
c'est à dire qu'il s'entende "parler" tout en étant
à l'écoute d'un rythme qui le porte.
Situation équivalente à celle de l'embryon humain qui
à partir du quatrième mois de son évolution à
l'oreille interne suffisamment développée pour percevoir
le rythme de l'aorte de sa mère sur laquelle repose sa tète,
rythmique incitatrice de vie.
J'ai par ce biais le sentiment de semer une graine dans la conscience
de l'individu.
Ce jeu rythmique est répété chaque jour en milieu
de période.
Placé devant le tronc, face au dessin
qui lui correspond, chacun amorce sa forme.
Le sculpteur la détermine à sa suite, c'est à dire,
que lorsqu'il arrive le lendemain sur son aire de travail, il s'aperçoit
de l'évolution de sa forme tout en comprenant sa provenance.
Cela lui permet de poursuivre sa tache de plus en plus confiant.
Tant et si bien, qu'en fin de semaine, certain sont à même
de projeter leur regard sur un volume, d'estimer le travail, et de le
poursuivre en toute confiance.
Mon attitude a l'égard des participants consiste à
les inciter à la plus grande autonomie dans un partage communautaire.
Il est essentiel que le chantier soit ouvert au public, compte
tenu du fait qu'il devient un lieu de rencontres autour du bois. Un
lieu de palabres où s'évoquent les souvenirs et les contes.
Un lieu d'échanges entre générations tant le bois
est présent dans nos vies depuis toujours.
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| C'est une usine
a cur ouvert |
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où chacun travaille avec le sentiment
d'être vu tout en se voyant lui-même dans l'acte de sculpter.
D'ou le rôle émancipateur de la scène qui met l'individu
en situation de théâtralité aux yeux de sa communauté.
Plus la sculpture s'achemine vers sa réalisation, plus les gens
s'en approchent, (à l'exemple du Renard et du Petit Prince),
plus les mains se tendent, désireuses de mettre la main à
la pate, si c'est possible, je leur procure des outils.
Cet atelier a pour principal objectif de réveiller
une conscience collective.
Le chantier doit se clore par une fête
qui réunit tous les partenaires tant exécutants que décideurs
ainsi que la plupart des habitants du quartier concerné par la
mise en place de la sculpture.
La création de ce symbole peut être assimilée a
un acte sacré, développant un principe d'émancipation
identitaire. Il est donc fondamental que le chantier soit vécu
comme un acte initiatique total. Soit comme suit : approche aveugle
et paisible, création performance bruits, acte sacré naissance
émotions, célébration, convivialité, consécration
amicale.
Il convient de placer l'uvre collective
en un lieu public, de passage ou de loisir de façon à
en permettre la visite et/ou l'observation quotidienne.
Quel que soit le bois employé, si la sculpture reste en extérieur
elle deviendra grise, du à l'oxydation sous l'effet des rayonnements
solaire et lunaire.
Le Chêne, le Châtaigner, le Cèdre, le Séquoia,
l'acacia sont par nature imputrescible et ne nécessitent aucun
entretien particulier. Par contre, le Platane, le Frêne, l'Erable,
se dégradent lentement sous l'effet de la pluie et des champignons
(pourriture grise, botrytis) qui en cinq ans maximums fragilisent l'uvre
irrémédiablement!
Il sera bon de construire un préau à la mesure de la sculpture
ainsi que de l'asperger avec un brumisateur d'un mélange d'huile
de lin, de térébenthine et d'un siccatif, ainsi que d'un
fongicide, deux fois par an. Dans le cas où l'uvre serait
aussi utilitaire (banc ou grimpette), prévoir des produits d'entretien
non irritant pour la peau.
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| Conditions
techniques et financières |
Les intervenants sont au
nombre de deux (moi-même et mon assistant)
Le tarif de base pour une semaine est de 4.200 euros.
Le prix est ajustable en fonction de la structure d'accueil.
La prise en charge des frais de déplacement ainsi que des repas
pour deux personnes est demandée.
Nous prenons en charge notre hébergement (tente "tipi"
de petite taille) à proximité du chantier, ce qui nous permet,
étant sur place, d'assurer le gardiennage et la sécurité
du chantier.
Nous prenons également en charge la fourniture et le montage d'un
petit chapiteau pour la protection du chantier. |
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| Renseignements
et contacts |
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Olivier
Ledoux
Tél. : 09 79 57 49 01 ou 06 89 66 80 67
Adresse
postale : Rempart Nord 09130 Carla-Bayle France
Mail : olivierledoux@yahoo.ca
SIRET : 349 144 576 000 15
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